12.01.2006
Le marché aérien
Le marché aérien est sous développé en Afrique. L’éclatement d’Air Afrique a créé des écarts énormes entre les différentes destinations. Ainsi, les lignes les moins rentables ont, pour certaines, été abandonné alors que les lignes les plus rentable ont été mieux exploité, la concurrence et l’arrivée de compagnies low cost ont stimulé le marché. Avec plus de passagers, les compagnies sont à même de pouvoir baisser leurs tarifs sur ces lignes.
Ce développement basé sur la rentabilité des lignes ne pouvait stimuler qu’une approche de type low cost. Le Maroc vient d’ailleurs de voir apparaître une nouvelle compagnie low cost (Jet4U), la seconde du pays avec Atlas Blue.
On peut constater une forte présence étatique sur ce marché. Cette présence s’explique par le fait que les pays en question ont eu à réagir à la disparition d’Air Afrique. La réorganisation de ce secteur devenait alors d’utilité publique mais non rentable, ce qui explique que seuls les Etats étaient en mesure de rétablir partiellement la situation.
Mais les compagnies aériennes africaines restent en retard sur leurs concurrents occidentaux, et ce au sein même de leur continent. En effet, près de 70% du trafic aérien africain est réalisé par des compagnies occidentales. Les compagnies africaines ne représentent au final que 2% du trafic mondial.
Il est donc force de constater que Royal Air Maroc, et ses filiales, font figure d’exceptions en tant que compagnies aériennes africaines dynamiques. Moins d’une dizaine d’autres compagnies africaines peuvent prétendre à une bonne santé.
Le développement du secteur aérien reste pourtant une priorité pour la relance économique de l’Afrique, de son tourisme, ou de l’intégration régionale. Le besoin d’une nouvelle Air Afrique se fait donc toujours sentir, mais à la condition de disposer de capitaux privés.
Les pays ne disposant pas de compagnie nationale risquent donc de se tourner vers un partenariat. Beaucoup de partenariats ont connu un succès intéressant en Afrique, comme celui entre RAM et Air Sénégal mais aussi ceux réalisés par Kenya Airways ou South African Airways.
La pression occidentale exercée pour libéraliser le ciel africain va donc favoriser ce type de rapprochements. La coopération entre compagnies présente divers avantages : achats groupés de kérosène et de pièces détachées, meilleur remplissage des avions, économies d’échelle sur la maintenance, la réparation, la R&D, l’accès au financement. Les compagnies en retirent également plus de crédibilité auprès de leurs clients et des banquiers.
En ce qui concerne le marché mondial, les 2 tendances les plus importantes du marché sont la dérégulation (qui mettent fin aux tarifications IATA) et la déréglementation (comme par exemple, les accords Open Sky).
L’économie reste le mot d’ordre du marché mondial qui cherche une rationalisation des coûts, la concurrence ayant fait de ce facteur l’élément clé de la stratégie d’une compagnie aérienne.
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