10.01.2006

Documents: Partenariats

Document 1)

REOUVERTURE ET EXPLOITATION DU CENTRE DE MAINTENANCE D’AIR AFRIQUE A DAKAR
Le Maroc disposé à relever le challenge avec le Sénégal.

CASABLANCA – le ministre de l’Equipement, des Infrastructures et des Transports, M. Mamadou SECK, a entamé depuis dimanche une visite de cinq jours au Maroc. Répondant à l’invitation des autorités chérifiennes et de la compagnie aérienne Royal Air Maroc, le ministre a commencé, hier, au pas de charge, son programme dans la capitale économique du Maroc, Casablanca, par la visite pendant plusieurs heures de l’ensemble des installations de la RAM.
D’abord dans la matinée au Centre International aéronautique où depuis trente ans Royal air Maroc entretient elle-même ses avions dans l’enceinte de l’aéroport Mohamed V à Casablanca. La spécialité du Centre est la révision de la famille des Boeing 737, 757, 747 et ATR 42. Le centre effectue tous les types de maintenance, c’est-à-dire l’inspection et la réparation des structures des avions, l’aménagement et l’entretien des cabines, la révision et la réparation des équipements. Le centre a, à son actif, 340.000 heures de main d’œuvre par an entretien avions et 115.000 heures de main d’œuvre par an en révision et réparation d’équipement par an. Son personnel comprend 1227 salariés dont 68 ingénieurs et 800 techniciens en aéronautique, agents administratifs et de maintenance et des ouvriers spécialisés. Bâties sur une surface de 42.000 m², les installations comprennent deux hangars de très grande capacité qui lui permettent non seulement de recevoir toute la flotte de Royal Air Maroc qui comprend plus d’une trentaine d’avions de plusieurs autres compagnies européennes et américaines pour des révisions partielles ou complètes de leurs appareils. Il a mis ses compétences également au profit de plusieurs autres compagnies africaines qui ont fait confiance à Royal Air Maroc pour l’entretien de leurs avions. Ses prestations sont assurées 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Le ministre Mamadou SECK a passé plusieurs heures pour visiter toutes ces installations, de même que la chaîne de restauration qui peut produire pour les avions 4 millions de repas plateaux. En début d’après-midi, le ministre s’est rendu à la direction générale de Royal Air Maroc où il a été accueilli par le Président Directeur général de la Compagnie Mohamed Berrada, et son staff. Au cours d’une conférence de presse tenue avec le ministre, le PDG de Royal Air Maroc a fait le bilan du partenariat noué avec le Sénégal qui a abouti à la création, sur décision du président Wade et du Roi Mohamed, VI, d’Air Sénégal International. M. Berrada a souligné la qualité exceptionnelle des relations entre le souverain et notre président avant de mettre l’accent sur les performances réalisées par Air Sénégal International qui, deux ans après son lancement, a réalisé ses objectifs sur un plan initial de 5 ans. En 2 ans, dira-t-il, Air Sénégal a réalisé un trafic de 250.000 passagers. La compagnie a démarré avec 2 avions. Aujourd’hui, elle a 4 avions à sa flotte qui desservent des escales régionales et nationales, avant de mettre en place aujourd’hui, une nouvelle ligne entre Dakar et Paris. La compagnie a généré 350 emplois dont 98% sont constitués par des Sénégalais. Quant au fichier de la compagnie, soulignera-t-il, elle entend se développer par l’ouverture de nouvelles lignes en ayant à l’esprit le développement d’autres annexes du transport que son la restauration, la maintenance et le frêt. Selon lui, la coopération entre la RAM et le Sénégal est une réussite qui fait la démonstration que les relations Sud/Sud peuvent marcher.


AUTRE DEFI D’UN PARTENARIAT


Le ministre Mamadou SECK, dans sa réponse, a remercié très chaleureusement le PDG de la RAM pour l’invitation qui lui a été faite de » venir discuter des perspectives de coopération avec le Sénégal. Il s’est dit conforté par les belles réalisations qu’il a vues en ajoutant que le Sénégal compte aller plus loin dans sa coopération avec le Maroc. Pour le ministre, notre pays ambitionne de rouvrir le Centre de maintenance d’Air Afrique implanté sur notre sol, à la demande de l’OACI qui propose au Sénégal d’en faire un centre » de formation aéronautique pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale. C’est pourquoi, avait-il souhaité l’expérience marocaine dans ce domaine pour reprendre l’activité du centre stoppée depuis la fin d’Air Afrique. Royal Air Maroc dans ce chanllenge et envoyé une mission à Dakar, dans les prochaines semaines, pour faire l’état des lieux et déterminer les modalités de son action dans le sens voulu par nos autorités. Dans l’après-midi, le ministre des installations de l’Institut du Transport Aérien qui forme le personnel navigant de la Compagnie : pilotes, stewards, mécaniciens, co-pilotes, etc. Ce Centre de formation aéronautique forme non seulement des Marocains mais aussi d’autres Africains dont des Sénégalais actuellement en stage à Casablanca. Aujourd’hui, le ministre se rendra d’abord à Fez, capitale de la Tidjania, à trois heures de route de Casablanca, avant de regagner Rabat, la capitale politique du Royaume, pour des entretiens avec son homologue marocain chargé des Transports qui vont clôturer ce premier volet de sa visite au Maroc.


SECOND VOLET D’UNE VISITE


Demain, Mamadou SECK va entamer les deux derniers jours de son voyage pour aller à la découverte de l’expérience marocaine dans le domaine du projet des pluies artificielles dont le royaume a une expertise avérée qu’il a déjà concrétisée non seulement sur son propre terroir, mais également dans d’autres pays africains comme le Burkina Faso en 1998. Cette expérience de pluies artificielles par la technique du bombardement des nuages de vapeur d’iodure d’argent par avion permet de cristalliser l’eau et vapeur en la faisant geler en petites pascales qui fondent avant d’atteindre. Ce procédé peut doubler les précipitions. Il a été expérimenté avec succès seulement au Maroc mais dans d’autre pays outre le Burkina Faso comme Madagascar, mais également aux Etats Unis ou en Australie et en Grèce par exemple. Cette expérience des pluies artificielles en collaboration avec le Maroc fait partie de l’autre politique agricole que notre gouvernement compte mettre œuvre pour mettre en place une autre politique agricole notamment dans les régions où il ne pleut presque pas et que sont également éloignés des barrages des lieux de retenue d’eau. C’est pourquoi, le ministre est venu à tête d’une importante délégation de techniciens comprenant notamment Mr Alioune NDIAYE, directeur de la Météo Ndiassé MBENGUE, conseiller technique chargé de la Météo au Département Aminata DIOP, directrice de l’Aviation civile, Mass MBAYE, conseiller chargé de affaires aéronautiques, Madior Diac représentant de l’ASECNA, Amadou Camara Inspecteur général d’Etat directeur du Portefeuille a ministère des Finances, Dieynaba BOCOUM, chef du service juridique et Assurance à Air Sénégal International, Lamine BA, contrôleur financier à Présidence, Yahya NDOYE, chef de cabine et Matar DIOP, Responsable des relations Publiques et de la Communication d’Air Aénégal International. Le retour du ministre Mamadou SECK du Maroc est prévu fin jeudi.
De notre envoyé spécial Badara DIOUF


http://www.air-senegal-international.com/presse21.html

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Commentaires : Le ministre de l’Equipement, des Infrastructures et des Transports sénégalais a visité le Centre International aéronautique où RAM entretient ses avions. Sa visite a permis de marquer les bonnes relations de ces pays car le partenariat, qui a eu lieu 2 ans auparavant, entre RAM et Air Sénégal s’est très bien déroulé. Le ministre a ainsi pu voir la forte implantation de la RAM au Maroc, et les capacités qui étaient à sa disposition, et discuté des nouveaux enjeux du partenariat. Ce nouveau défi est de rouvrir le Centre de maintenance d’Air Afrique implanté à Dakar.

Document 2)

Royal Air Maroc annonce la création d'Air Gabon International

 


RABAT (Reuters) - Royal Air Maroc (RAM) annonce la création d'une nouvelle compagnie aérienne au Gabon, Air Gabon International, dont elle détiendra une part majoritaire dans le cadre de ses efforts d'expansion en Afrique.
"RAM détient une part de 51% dans Air Gabon International et l'Etat gabonais possède 49%", a-t-elle précisé.
La compagnie n'a pas divulgué de détails financiers.
Royal Air Maroc, qui détient déjà  une participation majoritaire dans Air Senegal International, compte créer d'autres coentreprises du même type sur le continent.
Elle s'est fixé pour objectif de devenir un groupe diversifié d'ici 2012, avec la compagnie à  bas coûts Atlas Blue, des hôtels, un centre d'appel, une structure de maintenance et des compagnies aériennes affiliées en Afrique.
RAM prévoit d'investir environ deux milliards de dirhams marocains (218 millions de dollars) par an sur les six prochaines années, contre sept milliards investis sur la période 2001-2005, rapportent des responsables.
La compagnie table sur une croissance cette année de son trafic passagers de 20% à  4,5 millions et sur une croissance de plus de 120% du trafic passagers sur l'ensemble de l'Afrique.

 
29/12/2005 18:30
http://challengestempsreel.nouvelobs.com/business/art_145...
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Commentaires : RAM annonce la création d’Air Gabon, détenu à 51% par RAM et 49% par l’Etat gabonais.

Document 3)

 


  Les dernières dépêches de l'AFP:
Air Sénégal International va relier Dakar à Paris à compter du 31 mars 2002
DAKAR, 17 jan 2002 (AFP) - 16h27 - La compagnie aérienne sénégalo-marocaine Air Sénégal International (ASI), qui appartient à 51% à Royal Air Maroc et 49% à l'Etat du Sénégal, va assurer une liaison directe Dakar-Paris à compter du 31 mars prochain, avec trois aller-retour par semaine, a annoncé cette société jeudi à Dakar. 
"De trois (Dakar-Paris-Dakar) par semaine, nous comptons passer à quatre vols fin juin", a indiqué au cours d'une conférence de presse Mohammed Berrada, président-directeur général de Royal Air Maroc, qui s'est réjoui des "résultats encourageants" d'ASI, avec un chiffre d'affaires de 11 milliards de FCFA (plus de 16,7 millions d'euros) "en moins d'une année d'activité".
La fréquence des vols intérieurs et celle des destinations internationales "va également augmenter", ainsi que la flotte de deux avions (un Dash 8 et un Boeing 737), avec l'acquisition prochaine de deux autres Boeing (757 et 737), a assuré M. Berrada.
La compagnie, qui emploie actuellement 177 personnes, compte créer cette année une "centaine d'emplois supplémentaires", a ajouté le directeur général d'ASI, Zouhair Mohamed El Aoufir.
Selon M. El Aoufir, ASI nourrit également le projet d'avoir son propre personnel d'assistance technique au sol et de monter une société pour la confection des plateaux-repas servis sur ses vols. Les investissements de ces deux projets sont estimés à 4 millions de dollars.
La compagnie sénégalo-marocaine, qui indique avoir transporté "124.000 passagers (avec) 20 vols nationaux et 82 internationaux" hebdomadaires depuis février 2001, a été désignée cette année transporteur officiel des fidèles sénégalais pour le pèlerinage à la Mecque.

La privatisation d'AIR SÉNÉGAL: (Dépêche de l'Agence France Presse du 3 novembre 2000)
Création d'Air Sénégal international (ASI)
DAKAR, 3 nov 2000 (AFP) - 13h55 - Les compagnies sénégalaise et marocaine de transport aérien, Air Sénégal et Royal Air Maroc, ont créé à Dakar "Air Sénégal international" (ASI), dont le capital est détenu à 51 % par la RAM et à 49 % par l'Etat sénégalais, ont annoncé vendredi à Dakar les responsables de la nouvelle société.
Le capital de cette compagnie s'élève à 7 milliards 291 millions F. CFA (72,91 millions FF).
La création de cette nouvelle société, qui consacre l'aboutissement du processus de privatisation d'Air Sénégal, est un "bon un exemple de coopération sud-sud", a annoncé le président du conseil d'administration, le sénégalais Ousmane Diaité lors d'une conférence de presse.
ASI "sera positionnée au niveau international (et) Royal Air Maroc apportera son support logistique et son expertise pour accompagner la nouvelle société dans cette démarche", selon un communiqué remis à la presse.
La "flotte initiale" d'ASI, qui compte desservir l'intérieur du Sénégal ainsi que l'international, sera composée d'un Boeing B737-200 de 99 places que la RAM va mettre à la disposition de la compagnie et d'un "avion neuf de 50 places du type Dash8-300 en cours de montage" au Canada, indique le communiqué.
ASI aura accès, à partir de Casablanca, à l'Europe, l'Amérique du nord et le Moyen Orient à travers le réseau Royal Air Maroc, selon le communiqué.
La nouvelle compagnie compte également organiser des "vols charters", selon son directeur général, le marocain Zouhair Mohamed El Aoufir.
Du nouveau personnel, en plus des 94 agents de l'ancienne Air sénégal maintenus à leurs postes, sera recruté et formé "selon les normes internationales", a indiqué M. El Aoufir.
La Royal Air Maroc, "partenaire stratégique choisi par l'Etat du Sénégal", exploite, selon ses responsables, une flotte de 33 avions et dessert un réseau important de lignes vers les Etats unis, l'Europe et le Moyen Orient.
En 1999 cette compagnie a transporté 4 millions de passagers et réalisé un chiffre d'affaires de 650 millions de dollars US.
Sources: IZF + diverses non officielles, MAJ le 20 novembre 2001 
http://www.izf.net/izf/Guide/Senegal/airSI.htm
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Commentaires : Il existera une liaison reliant Air  Sénégal  International avec Paris.
Le partenariat avec RAM crée opportunités.
Document 4)
Air Sénégal International : à la conquête du ciel ouest-africain

par Falila Gbadamassi, le 11 / 07 / 2005


Air Sénégal International, la compagnie nationale sénégalaise, vient de s'offrir pour la bagatelle de 30 milliards de F CFA un Boeing 737-700. Inauguré ce lundi par le Président Abdoulaye Wade, cet avion lui permettra d'assurer la desserte des trois lignes qu'elle vient d'ouvrir : Accra, Madrid et Milan et de renforcer ses capacités. L'expansion se poursuit donc pour une compagnie qui, en quatre années d'activité, est devenue la première en Afrique de l'Ouest. Entretien avec Ibra Birane Wane, directeur commercial et marketing d'Air Sénégal International.
De Dakar
Depuis la disparition de la multinationale aérienne Air Afrique, le transport aérien en Afrique de l'Ouest est entré dans une zone de fortes turbulences. Afin de combler le vide laissé par la multinationale, nombre de ces anciens Etats membres ont créé ou réorganisé leurs compagnies nationales pour répondre à leurs besoins en matière de transport aérien. Pourtant, d'Air Burkina, d'Air Mauritanie ou d'Air Ivoire, pour ne citer que celles-là, Air Sénégal International, filiale à 51% du groupe Royal Air Maroc et à 49% de l'Etat sénégalais, est sans contexte la plus dynamique. Ses performances lui ont valu d'être élue, en 2003, soit deux ans après le démarrage de ses activités, meilleure compagnie de transport aérien en Afrique. Air Sénégal International, ce sont environ 500 agents dont le quart est constitué par le personnel navigant et 27 vols quotidiens sur l'Europe et l'Afrique. En 2004, Air Sénégal International a réalisé près de 60 milliards de chiffre d'affaires et transporté 420 000 passagers. En 2005, elle prévoit d'en transporter un demi-million. Un objectif que lui permettra d'atteindre le quatrième Boeing, réceptionné vendredi dernier, d'une flotte constituée déjà de deux Boeing 737-700, d'un Boeing 737-500 et d'un Dash 8 dédié à la desserte des lignes intérieures et qui est actuellement en réparation.
Afrik.com : Au bout de quatre ans, quel bilan peut-on faire de l'activité d'Air Sénégal International ?
Ibra Birane Wane : Excellent ! Sans fausse modestie car en mettant en perspective l'histoire et la conjoncture du transport aérien en Afrique de l'Ouest, Air Sénégal International est une réussite exceptionnelle. C'est une compagnie qui, en trois ans, a atteint les objectifs qu'elle aurait dû réaliser en six, selon son business plan. Air Sénégal International est bénéficiaire depuis 2003.
Afrik.com : La disparition d'Air Afrique aura fortement contribué à cette performance... ?
Ibra Birane Wane : En partie seulement parce qu'Air Sénégal International a su offrir un service de qualité grâce à son partenariat avec le groupe Royal Air Maroc (RAM), qui a fait d'elle une compagnie crédible dès sa création. Outre l'importance du marché sénégalais, cela lui a permis de tirer son épingle du jeu. Car à la mort d'Air Afrique, nombre d'anciens Etats membres ont tenté de mettre sur pied une compagnie nationale mais sans connaître le succès d'Air Sénégal International. Notre compagnie est le produit d'une coopération Sud-Sud fort réussie.
Afrik.com : En quoi ce partenariat avec le groupe Royal Air Maroc a été et reste déterminant pour Air Sénégal International ?
Ibra Birane Wane : Air Sénégal International appartient aujourd'hui au Groupe Royal Air Maroc, dont fait partie la compagnie aérienne éponyme, qui est devenu un groupe très important en Afrique. Air Sénégal International bénéficie donc de toutes les synergies : sur le plan technique, sur le plan opérationnel, au niveau de la formation... en somme, elle bénéficie de l'expertise qui lui est nécessaire. Le groupe RAM est aujourd'hui sollicité par d'autres pays africains afin de créer le même modèle. Air Gabon International est ainsi en cours de création, de même que Air Cemac, une compagnie aérienne qui sera commune aux six Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. Elle prendra la forme d'une holding détenue à 100 % par le groupe RAM. Tout cela est à mettre à l'actif de la réussite d'Air Sénégal International.
Afrik.com : Quels sont les marchés les plus importants d'Air Sénégal International à l'international et dans la sous-région ?
Ibra Birane Wane : Cinquante pour cent de notre trafic à l'international est réalisé avec la France. En Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire et le Mali sont actuellement au coude à coude. Cependant, l'ouverture prochaine de deux dessertes supplémentaires à destination du Mali va certainement faire de ce pays notre marché le plus important. Le trafic aérien entre le Mali et le Sénégal se développe plus rapidement, pour les raisons que nous connaissons, que celui entre le Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Afrik.com : Comment se structure la concurrence sur la ligne Paris-Dakar et qui sont vos clients ?
Ibra Birane Wane : Sur les 700 000 passagers qui partent de la France, plus de 100 000 sont transportés par Air France, environ 100 000 par nous et le reste du trafic est réalisé par les compagnies charters et toutes les autres compagnies qui desservent indirectement le Sénégal. Quant à notre clientèle, elle est pour un tiers 'ethnique' (familles sénégalaises et françaises, ndlr), le deuxième tiers se compose d'hommes d'affaires et le dernier tiers est constitué de touristes.
Afrik.com : Quelles sont aujourd'hui les ambitions d'Air Sénégal International ?
Ibra Birane Wane : Nous voulons devenir la compagnie de référence en Afrique de l'Ouest. En d'autres termes : continuer à être numéro 1. Nous espérons ainsi à moyen-terme couvrir toute la sous-région. Il reste quelques pays où nous n'allons pas encore pour deux raisons majeures. D'abord,nous aurions besoin d'une nouvelle machine, et ensuite nous hésitons à aller en Sierra Léone et au Nigeria. Ce sont des pays assez difficiles, il faut être prêt. La Sierra Léone est un beau pays mais qui sort de la guerre. Nous nous posons la question de savoir si cette ligne est économiquement viable. Quant au marché nigérian, il est aussi complexe qu'important. A ces deux pays s'ajoute le Libéria. Ce sont donc trois pays anglophones qu'il nous reste à couvrir pour avoir un maillage complet sur la sous-région Afrique de l'Ouest. Par ailleurs, en termes de fréquence, nous souhaitons offrir un vol quotidien sur chacune de nos destinations. A l'heure actuelle, ce n'est pas le cas, exception faite de la Côte d'Ivoire, du Mali ou de pays limitrophes comme la Guinée, la Gambie etc... Sur des destinations comme Cotonou (Bénin), Lomé (Togo), nous avons accru notre desserte mais elle n'est pas encore quotidienne.
Afrik.com : Le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Beceao), Charles Konan Banny, a émis l'idée de la création d'une nouvelle Air Afrique. Quel est votre avis sur la question ?
Ibra Birane Wane : Il est dans son rôle. Il est patron d'une institution multinationale. Au moment de l'agonie d'Air Afrique, il lui avait été demandé par les Chefs d'Etat africains de réfléchir à des solutions de sortie de crise. Car la mort d'Air Afrique a créé un problème dans la sous-région et en Afrique centrale : il y a des pays qui sont complètement enclavés parce qu'Air Afrique a disparu. Dans cette conjoncture difficile, le Sénégal, avec deux ou trois autres pays, constitue une exception. A ma connaissance, le Sénégal n'entend pas s'inscrire dans une telle dynamique.
Afrik.com : Toujours par rapport à Air Afrique, avez-vous développé une politique particulière visant à 'récupérer' ses anciens agents qui ont été mis au chômage forcé ?
Ibra Birane Wane : Je ne peux pas parler de politique de 'récupération' en tant que telle car ce n'est pas notre mission. Néanmoins, dans sa politique de développement des ressources humaines, Air Sénégal International a recours à toutes les possibilités qui lui sont offertes, dont font partie les anciens agents d'Air Afrique. J'en suis la parfaite illustration, j'ai été débauché, un peu avant sa disparition, d'Air Afrique par Air Sénégal International. Dix pour cent du personnel d'Air Sénégal provient de l'ancienne Air Afrique.
Afrik.com : En dépit de votre récente acquisition, votre flotte semble encore insuffisante. D'autres acquisitions sont-elles prévues et en avez-vous les capacités financières ?

Ibra Birane Wane : Nos ressources financières sont encore très limitées. Le Boeing que nous venons d'acheter nous a coûté 30 milliards de F CFA (il sera amorti sur 10 ans, ndlr) et il a fallu faire un montage financier extrêmement serré pour l'avoir. Pour l'instant nous avons commandé deux Boeing 737-700 : celui qui vient de nous être livré et nous en attendons un autre pour 2008.
Afrik.com : Air Sénégal semble avoir une nette préférence pour les Boeing..

Ibra Birane Wane : Notre maison-mère, le groupe Royal Air Maroc, est spécialisée Boeing, ce qui fait qu'il est plus commode pour Air Sénégal International de se porter acquéreur de ce type d'avion. Notre centre de maintenance le plus important se situe à Casablanca. Cependant, rien n'est figé. Seul l'intérêt de la compagnie prime : nous sommes en phase de croissance et d'installation, la compagnie s'appuie donc de manière stratégique et technique sur son partenariat avec sa maison-mère. C'est plus simple pour nous. Nous avons des techniciens de la RAM qui sont là et nous formons notre personnel navigant technique, de même que notre personnel commercial, chez eux.
http://www.afrikeco.com/articles/economie.php3?id_article...
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mots tapés : RAM
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Depuis la disparition de la multinationale aérienne Air Afrique, le transport aérien en Afrique de l'Ouest est entré dans une zone de fortes turbulences. Afin de combler le vide laissé par la multinationale, nombre de ces anciens Etats membres ont créé ou réorganisé leurs compagnies nationales pour répondre à leurs besoins en matière de transport aérien. Air Sénégal International est la plus dynamique. Royal Air Maroc est devenu un groupe très important en Afrique, Air Sénégal International en bénéficie donc.
Il est égalemennt à noter que 50% du traffic international est réalisé avec la France.

 

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